Sandrine Warsztacki, « Jouer avec les limites du journalisme »

« Mon grand plaisir, c’était de placer un article anticonsumériste en sachant qu’il allait être entouré de pub ». S.W.

« Mon grand plaisir, c’était de placer un article anticonsumériste en sachant qu’il allait être entouré de pubs ». S.W.

Après avoir prêté sa plume à plusieurs grands médias, tels que Metro, Slate, Imagine ou encore Victoire, Sandrine Warsztacki dirige depuis plus d’un an la rédaction d’Alter Echos, engagée dans la volonté de fournir des analyses poussées de problématiques sociales et utiles à la société.

Selon Sandrine Wrasztacki, le journaliste a « un rôle pédagogique, d’ouverture d’esprit et de lutte contre les préjugés ». Sans remettre en cause le traitement de l’information mis en place dans les médias dits “généraux” qui l’ont formé, la journaliste s’est dirigée vers une voie plus spécialisée. Elle dirige une rédaction engagée de par le choix des sujets abordés, qui reflète un certain engagement social.

Créé en 1997 par deux journalistes, Alter Echos tente d’analyser des problématiques économiques et sociales dans le but de proposer des alternatives. Ciblant dans un premier temps les acteurs et les professionnels du social, le journal s’ouvre petit à petit à un public plus large. Défini sur un modèle de journalisme lent, dans lequel le temps n’est pas une contrainte, il privilégie l’analyse, l’investigation et le reportage.

Dans le cadre de discussions organisées par le département de journalisme de l’ULB autour de l’engagement journalistique, Sandrine Warsztacki est venue présenter son travail aux étudiants de la faculté. Afin d’en apprendre un peu plus sur son parcours personnel et sa notion de l’engagement, nous nous sommes rendus à Saint-Gilles, au siège d’Alter Échos.

Achille Thomas et Alexandre Liégeois.