Cyrus Pâques, la photo au service de l’autre

“Je suis né en sachant que les choses ne s’arrêtaient pas à Bruxelles” explique Cyrus Pâques. Le photographe, licencié en journalisme de l’ULB a sa propre manière d’exercer son métier.

Avec une mère d’origine iranienne et une enfance passée à Schaerbeek – une commune où se côtoient des gens issus de diverses origines – le thème de l’immigration lui a directement semblé évident à traiter. S’il affectionne le sujet, c’est aussi pour une raison simple: celle de mettre en image l’environnement dans lequel il a grandi.

Son engagement dans la photographie, il l’envisage sous un angle non-conventionnel. Traiter des hommes plutôt que des sujets, sans vraiment savoir à quoi s’attendre au préalable.

Cyrus Pâques ne se définit d’ailleurs pas comme photojournaliste, une profession qu’il trouve trop assimilée aux médias, où l’image est surtout publiée pour illustrer les propos d’un article.

Les histoires qu’il raconte avec la photo sont pourtant bien ancrées dans la réalité, sans prétention de mise en scène. On peut par exemple citer ses portraits d’immigrés auxquels le photographe a rajouté un enregistrement de chants dans leurs langues maternelles, pour les rendre plus vivants encore.

C’est au travers des projets plus poussés en terme d’engagement personnel que Cyrus Pâques s’illustre actuellement. Il réalise un photo-reportage sur les sans-abris de la capitale, qu’il va suivre dans le cadre d’un travail d’immersion.“A ce stade, je ne sais pas encore ce que je vais tirer de cette expérience” confie-t-il.

Nous avons rencontré le photographe au centre Dansaert pour qu’il nous parle un peu plus de toutes ces histoires individuelles, qu’il capture dans l’objectif depuis maintenant plusieurs années.

Pierre-Guillaume Calvet et Florence De Smul

PAQUES from EUJB on Vimeo.

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