“Engagés” au cœur des colistiers du FN en Moselle

28 mai 2014. Alors que le Front National fait une percée remarquée en Lorraine, huit étudiants en journalisme numérique de l’université de Lorraine à Metz sortent leur webdocumentaire « Engagés-Ils montent aux Front pour leur ville ».

« Engagés” propose le portrait de six colistiers FN pendant la campagne des municipales à Metz, Thionville et Hayange. Dans quel but? “Comprendre qui sont ces hommes et ces femmes qui décident, aujourd’hui, de s’afficher clairement FN, de s’engager sur une liste,…, alors qu’il y a quelques années c’était encore complètement tabou. Dans ces trois villes mosellanes, le Front National était carrément absent de l’élection municipale de 2008”, explique Joann Mathias, un des huit investigateurs. Dans l’espoir d’y voir un peu plus clair, ces huit étudiants sont parti pendant trois mois en immersion au sein de listes Front National. Meetings, collages, distribution de tracts, interviews,… Trois mois d’enquête intensive pour tenter de comprendre ces “engagés FN” et proposer ce webdocumentaire riche en contenu.

“Réaliser ce webdoc fut une vraie aventure”

“Engagés” est le fruit du travail de huit étudiants en Master journalisme numérique. N’ayant bénéficié d’aucuns financements et ayant tout réalisé par leurs propres moyens, avec le matos de l’université, on peut dire que le webdocumentaire est vraiment bien ficelé.
“Engagés” possède une page Facebook et un compte Twitter. Il n’est pas difficile de remarquer que la diffusion sur les réseaux sociaux est gérée par des étudiants bien dans leur époque. Photos, teasers, posts,…, tout est mis en place afin de réaliser la campagne de communication parfaite. Seul hic: “Engagés” reste une production amateur et n’attire donc pas les foules. 236 followers sur Facebook, 232 sur Twitter. Dommage. Ils ne constituent dès lors pas des modes de diffusion vraiment efficaces.

“Engagés” a aussi la chance d’être diffusé dans des médias locaux. Les sites de France3 Lorraine et du Luxemburger Wort hébergent le web-documentaire.

Forme et contenu

Le webdocumentaire est paru le 28 mai 2014, sur le site de France3 Lorraine, sous la forme d’un produit fini. L’interaction avec l’internaute est très simple. Il lui suffit de cliquer sur une image ou sur un mot le renvoyant vers une vidéo informative. Le but est de faire simple et efficace. Pas de place ici pour les jeux de mots ou autre titres chocs.
Après un petite introduction expliquant bien en quoi va consister le web-documentaire, l’internaute arrive sur la page d’accueil. Face à lui, une galerie de portrait de six colistiers du Front National. Ensuite c’est très facile, il suffit de cliquer sur le colistier de son choix pour avoir des informations supplémentaires. Celles-ci sous forme de quelques encadrés qui défilent sur une vidéo d’attente représentant le protagoniste de son choix. Une interview/portrait sous diaporama sonore est également disponible pour chacun. Pendant celui-ci, une phrase apparaîtra renvoyant vers un autre diaporama concernant cette fois-ci un thème de la campagne : formation, banalisation, collectif.
Une fois terminer avec l’un des colistiers, l’internaute a deux choix: retourner à la page d’accueil ou passer à la personne suivante.

De retour sur la page d’accueil, on se rend compte qu’il n’y a, en fait, pas que les six portraits.
En haut à droite, le visiteur peut cliquer sur les onglets “Aide” et “A propos”, qui permet de connaitre les auteurs du web-documentaire. C’est leur manière de co-signer l’ensemble du travail.
En bas à droite, et présent sur chaque page, l’internaute peut aussi cliquer sur “Repères”. Un bouton qui renvoi vers des ressources plus approfondies telles que les résultats des villes ou l’analyse de politologues. Le tout, toujours sous format vidéo introduit par deux trois phrases.

Enfin, en bas de page se trouve une flèche blanche. Celle-ci renvoi vers un nouveau menu qui permet de comprendre encore davantage l’évolution du Front National. On peut y découvrir différents thèmes( banalisation, implantation, formation, renouveau, apprentissage et collectif), toujours à travers le regard des six colisiters. Chaque thème est traité comme pour le reste sous format vidéo introduit par deux trois phrases.

“Engagés” est publié via le serveur de l’université. L’URL, http://formation.djehouti.com/univmetz/fnenmodele/Home.html, n’est donc pas porteur de sens. Une fois le webdoc fini, l’internaute ne se souviendra plus du nom du site.

Le discours face aux sources et au public

Après avoir parcouru les différentes rubriques à la disposition de l’internaute, il n’y a aucune présence d’espace de production extra-journalistique comme un blog lié au sujet ou un lien vers un site de production amateur. Rien de tout cela, si ce n’est l’apport de Google Maps pour l’affichage d’une carte géographique travaillée graphiquement.

Pour enrichir le web-documentaire “Engagés”, les étudiants en journalisme, auteurs de ce projet, ont souvent eu recours aux avis des experts en l’occurrence deux politologues : Pascal Perrineau (spécialiste du FN) et Arnaud Mercier (Université de Lorraine). Les deux experts sont désignés par leur prénom et leur nom de famille mais ceux-ci souvent précédés de leur fonction (le politologue untel). Leurs analyses seront les réponses aux interrogations des auteurs.  Car ce dont il s’agit ici est une mise en lumière de l’implantation grandissante du Front National en Moselle (France). Les journalistes ont choisi de ne pas se positionner ni de donner leur point de vue. Ils se contentent de relater et présenter les faits pour, comme ils le disent eux-mêmes, « prendre de la hauteur sur ce sujet sensible ». De manière générale, on est plus dans la narrativisation à travers laquelle les évocations sont légions. Le discours rapporté réflexif est inexistant. Par ailleurs, leur style dans le discours ne s’élabore pas dans la citation directe ou indirecte. C’est par la vidéo et le diaporama sonore qu’on va suivre les 6 colistiers dont il est question. Dans ces portraits vidéos, les interviewers se sont éclipsés derrière la caméra pour laisser directement les intervenants s’exprimer. Les journalistes, ayant pris le soin de présenter par écrit chacun d’eux avant chaque début de séquence, leur ont laissé la part belle du discours. L’interview est élaborée de telle manière qu’on ne puisse écouter que la réaction de l’intervenant et non pas les questions posées en amont. Une mise en scène voulue par souci d’immersion. A contrario, les analyses et les décryptages de l’expert sont pourvus de questions écrites sous fond noir à l’écran avant la plupart des réactions de l’universitaire. Les 6 militants FN (dont 2 femmes et 4 hommes) sont désignés par leur prénom, leur nom et leur âge, suivis de leur fonction s’ils en ont une. Ils sont tous de race blanche (comme tous ceux qui répondront aux questions). Claudio (61 ans), Guillaume (58 ans), Katia (51 ans), Marie (51 ans), Biagio (28 ans) et René dont on peut deviner la cinquantaine n’a pas vu son âge mentionné. Ce ne sont pas les seuls intervenants puisqu’en naviguant en profondeur on découvre des têtes de listes de 4 villes (dont 3 passées à la loupe) sur une carte géographique réalisée avec le logiciel Thinglink. Les fameuses têtes de liste sont elles aussi présentées de la même façon que les 6 colistiers (constituant le fil rouge du récit) à la quasi seule différence près que les auteurs usent souvent des prénoms de ces derniers pour accentuer la proximité avec le lecteur. Un procédé utilisé aussi avec un expert, toujours dans le but de soutenir cette familiarité avec les intervenants. Les longueurs des séquences vidéos varient selon la nature de l’extrait. Ainsi, les analyses font plus ou moins 2 minutes 30 tandis que les diaporamas sonores des colistiers vont jusqu’à dépasser 5 minutes maximum. Dans ces portfolios sonores, les auteurs montrent les militants tels qu’ils sont dans leur quotidien. On leur voit faire les courses, discuter avec les gens, faire campagne ou encore apprendre à le faire pour convaincre. Ils sont souvent filmés de très près. Un plan rapproché va même jusqu’à serrer un croissant tenu entre les doigts de l’intéressé. Le but est de nous les présenter comme monsieur et madame Tout le monde. Et ça marche !

Du rapport au public à l’éthos journalistique

Comme déjà dit précédemment, les journalistes ont d’abord joué la carte de l’empathie pour que le lecteur se familiarise avec ces 6 militants du FN. Le procédé est aisé puisque ces personnes qui se lancent en politique pour la première fois. Ils sont donc issus de la société civile et de cette couche sociale déçue par les élites qui gouvernent. Les réseaux sociaux ont constitué l’une des principales démarches pour former une communauté autour du projet “Engagés”. Facebook, Twitter et Youtube ont été mis à contribution. C’est d’ailleurs grâce à ces pages, qu’un making of du projet est directement visible. Avant même la phase de la présentation du projet devant le jury de leur université, leurs pages Twitter et Facebook étaient régulièrement alimentées donnant des infos sur l’avancement du web-documentaire. Ainsi, les différents abonnés (followers) à ces pages peuvent en suivre l’actualité. Des médias français reconnus comme France Télévisions, via le site Internet de France 3 Lorraine, ont publié le web-documentaire. Et d’autres sites le référencient.

tweet1

(un tweet de Engagés le webdoc)

facebook

(page Facebook – Engagés)

tweet2

(un tweet annonçant la date de la sortie du projet)

Autre chose à soulever concernant l’incitation à la navigation : le leitmotiv de vouloir faire du lecteur cet interviewer de circonstance. C’est une manière d’inviter ce dernier à être actif dans sa navigation mais c’est un leurre. Un peu comme le questionnaire à l’adresse d’un des deux politologues dont les liens s’avèrent ne pas fonctionner du tout quand on clique dessus. Cette incitation va même jusqu’à vouloir faire croire au lecteur qu’il peut poser les questions à l’expert alors que les seules questions ont déjà été posées par écrit. Par contre, les bonnes idées ne manquent pas. Comme la présence, sur la page d’accueil, d’un bouton d’aide à la navigation du site qui permet à l’internaute de trouver ses repères. Et à propos, il existe un bouton “Repères” qui envoie le visiteur vers des ressources plus approfondies, notamment les résultats électoraux des villes, une visite guidée de certaines villes ou encore l’analyse d’un politologue. La navigation est simple et facile à prendre en main avec des boutons intuitifs (malgré la police de caractères pas très esthétique -dans sa présentation- donnant un goût de produit pas fini) et on s’y retrouve sans trop de difficultés. La possibilité offerte au lecteur de passer les séquences d’intro et autres vidéos qu’il n’a pas envie de voir fait aussi partie de cette marge de manœuvre qui est la bienvenue.

Le positionnement idéologique n’est pas clairement établi. Dès le début, les auteurs ont choisi de ne prendre aucun parti pris et de n’avoir aucun a priori. Ils ne se contentent que de relater les faits. Cependant, on ne peut s’empêcher de faire face à un constat limpide : le ras-le-bol d’une couche sociale par rapport à la politique mené par les élites du pays (UMPS) qui a créé beaucoup de déçus. En réaction, ces nouveaux activistes s’engagent au Front National. Des activistes qui, souvent, veulent se détacher de celui de Jean-Marie LePen. Un autre constat : le mouvement frontiste qui s’agrandi de plus en plus en Moselle. Ce qui n’est rien d’autre que l’une des preuves que le FN devient un parti (la troisième force politique en France depuis 2012) qui, lentement mais sûrement, tisse sa toile d’un frontisme municipal qui veut donner le ton à un frontisme national encore plus affirmé. Voilà comment, à travers la voix des experts, les journalistes en herbe peuvent faire passer une information.

Denis Ruellan : la neutralité est une chimère

Denis Ruellan est un chercheur occupé. Après une carrière de journaliste, il s’est tourné vers la recherche. Il est notamment le directeur-adjoint du CRAPE (Centre de Recherches sur l’Action Politique en Europe) et co-éditeur de la plate-forme Surlejournalisme.com, site de veille centré sur l’actualité de la recherche internationale. Et il ne s’arrête pas là puisqu’il consacre aussi son temps à l’enseignement au sein de l’Université de Rennes 1.

Pas de journalisme sans engagement

Être chercheur en journalisme, c’est ne pas manquer de travail ! Les médias sont en perpétuelle évolution et directement soumis à la critique publique. Pas étonnant donc que les journalistes s’interrogent sans cesse sur leurs pratiques.

Actuellement, la question de l’engagement fait débat. Le journaliste doit-il être engagé ? Qu’est-ce qu’un journaliste engagé ? Ces questions ne sont pas anodines. Denis Ruellan tente d’y répondre dans l’ouvrage « Journalistes engagés », qu’il a co-dirigé en 2010 avec Sandrine Lévêque. Pour le chercheur, la neutralité et l’objectivité n’existent pas. L’engagement est inévitable et ne pose pas problème. Le journaliste doit au contraire l’utiliser comme une ressource, dans sa recherche de contacts ou encore pour faire valoir ses compétences.

Preuve que cette question est plus que jamais d’actualité, elle a fait l’objet de deux conférences à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Denis Ruellan était un des intervenants de la conférence du vendredi 21 novembre. A cette occasion, nous avons pu le rencontrer.

Angèle Olivier et Lisa Delmoitiez

Crédit photo en Une : Alexandra Martins/UnB Agência http://www.unb.br/noticias/unbagencia/unbagencia.php?id=4972

Crédit photo Soundcloud: Denis Ruellan http://www.ppc.labocommunicant.net/ruellan/

Journalisme : la nature multiple de l’engagement

Les intervenants (de gauche à droite): Laurence Brogniez, Fabrice Preyat, Valérie Nahon , Denis Ruellan et Bruno Frère.

Les intervenants (de gauche à droite): Laurence Brogniez, Fabrice Preyat, Valérie Nahon , Denis Ruellan et Bruno Frère.      [ph : Mathieu Clairet]

Le cours de Pratique de journalisme poursuit, ce vendredi 21 novembre 2014, sa table ronde autour de l’engagement. Au programme : séminaire académique animé par trois chercheurs de l’ULB, Laurence Brogniez, Fabrice Preyat et Valérie Nahon. Denis Ruellan, de l’Université de Rennes 1 et Bruno Frère de l’ULg étaient eux aussi de la partie. Chacun, à travers un court exposé d’une quinzaine de minutes, devrait donner une définition de l’engagement selon son champ d’étude. Une tâche peu aisée au vu de « la multiplicité des définitions que l’on peut en donner », introduisait Florence Le Cam, Présidente de la filière information et communication à l’ULB. 

laurence Laurence Brogniez est la première à prendre la parole. Elle présente un texte qu’elle avait réalisé dans le cadre d’un colloque sur le combat pour l’unité italienne au 19ème siècle.“Une odyssée en 1860. Dumas “embarqué”: du voyage au reportage”. A l’époque, cet événement historique avait incité les journalistes des quatre coins de l’Europe à se rendre sur place pour témoigner. Parmi eux, le célèbre écrivain Alexandre Dumas. En 1860, Dumas l’artiste devient donc Dumas le reporter. Engagé aux côtés de Garibaldi, le journaliste en herbe devient journaliste « embedded » (embarqué). Effectivement, Dumas va être enrôlé parmi les partisans de Garibaldi, les chemises rouges. Il va directement se retrouver propulsé dans un rôle d’historien, d’acteur du conflit et donc de témoin impliqué. Cette situation d’observateur privilégié va se ressentir dans ses premiers écrits, très subjectif, avec une prépondérance du « je ». Ensuite, Dumas va se poser la question de la neutralité et finir par employer le « on ».

Mais est-il plus objectif pour autant ? Non, l’auteur va participer au phénomène d’iconisation d’un Garibaldi érigé en véritable héros de tout un peuple. L’épopée de Dumas est d’autant plus intéressante qu’elle est le parfait exemple d’un engagement qui peut être instrumentalisé.

fabrice La deuxième partie fait mention du reportage en bande dessinée. Fabrice Preyat entame son intervention en s’interrogeant sur les raisons qui motivent un auteur de bande dessinée à faire du journalisme engagé. Il fait remarquer que pour s’intéresser à la condition du BD reportage selon la perspective de l’engagement, il faut prendre en compte « le genre du BD reportage, la pratique du journalisme et aussi l’identité professionnelle de leurs acteurs respectifs ». Selon lui, le BD reportage, le reportage graphique ou encore le journalisme dessiné ne sont pas des genres immuables ou clairement définis. Au contraire, cela démontre une certaine désinvolture à l’égard d’un genre ou d’une discipline. Ceci à l’image même de la nature polysémique de l’engagement.

Fabrice Preyat va ensuite expliquer, à travers les définitions de différents auteurs, que le BD reportage est un genre journalistique nouveau. Un genre utile, avec beaucoup de liberté, malgré la présence d’une déontologie journalistique. Un genre qui, selon certains auteurs, veut prendre la place laissée vacante par le journalisme traditionnel. Dans le BD reportage, l’attrait à la subjectivité est totalement assumé.

Le troisième interlocuteur, Denis Ruellan, est sans doute celui qui parle le mieux d’engagement en journalisme au sens propre du terme. « L’engagement est quelque chose de noble et va de pair avec le désengagement », atteste-t-il.

denis C’est dans la recherche de la neutralité qu’on a pu observer le désengagement du journalisme dans le discours professionnel. Il est aujourd’hui lié à une réalité économique et politique. De nos jours, il n’est donc pas de journalisme possible sans distance et contact. Il faut nécessairement une sorte de conciliation entre l’engagement et le désengagement (dans le sens du discours professionnel de la neutralité). D’où parfois la difficulté de se faire largement comprendre puisque « le journaliste doit être à la fois au contact et à distance de ses sources », explique D. Ruellan.

XXI La quatrième personne à intervenir est Valérie Nahon. Elle présente la revue XXI et son style graphique si particulier. XXI propose une nouvelle formule éditoriale qui illustre l’émergence d’un nouveau public. A travers le livre de Gilles Lipovetsky et de Jean Serroy, « L’esthétisation du monde », elle explique le paradigme de l’esthétisme qui domine notre société. C’est pourquoi XXI tente de démultiplier la compréhension du réel grâce à son univers graphique. Par la suite, Valérie Nahon va principalement faire la promotion de XXI. Elle explique que le mook propose un journalisme de qualité se démarquant du « journalisme marchandise », souvent lié à la publicité.

frère Pour clôturer cette table ronde, le débat prend une tournure très sociologique avec l’intervention du sociologue Bruno Frère. « Le problème c’est qu’il n’y a, pour l’instant, pas de volonté de faire front contre le capitalisme », déclare-t-il. Ce dernier, relancé par Florence Le Cam sur le thème de l’engagement, va tenter de démontrer l’ambivalence qui existe entre les mouvements sociaux et le pouvoir public. L’indépendance économique de ces groupes sociaux face à ce dernier n’est souvent pas assurée.

Concernant l’engagement en journalisme, hormis sa nature multiple, on aura retenu que cet engagement, pour peu qu’il soit efficace, doit puiser sa motivation en amont. Il se construit par l’expérience, et peut être perçu comme une source nécessaire dans la quête de l’information.

 

 

 

 

Trezor Lokwa et Mathieu Clairet