Le BD-reportage: un genre bien loin de Tintin

Bande dessinée et journalisme…Voici deux mots qui semblent opposés, et qui ont pourtant donné naissance à un tout nouveau genre journalistique: le BD-reportage. On en retrouve notamment dans des mooks (contraction entre magazine et book), comme la Revue XXI. Un genre que nous avons découvert vendredi dernier, lors de la journée d’étude sur l’engagement journalistique, à l’Université Libre de Bruxelles.

Parmi les intervenants, un académicien a particulièrement attiré notre attention. Il s’agit de Fabrice Preyat, spécialiste du BD-reportage à l’ULB. Ses propos nous intriguent: le BD-reportage serait un genre journalistique engagé. Comment? Et bien par son honnêteté envers le lecteur, en assumant sa subjectivité à travers le dessin. Bref, de quoi faire bondir les étudiants que nous sommes. De la subjectivité, en journalisme? Oui, mais avec la volonté de donner des informations de terrain, vécues par le BD-reporter.

Malgré le discours de Fabrice Preyat, les questions et les doutes persistent. Les BD-reporters sont-ils de vrais journalistes? Comment les croire? Comment leur faire confiance? Respectent-ils la déontologie?

Bref, nous voulions des réponses à nos interrogations. Et c’est avec plaisir que Fabrice Preyat nous ouvre les portes de son bureau, ainsi que les pages de ses bandes desssinées. Dans cette vidéo, vous saurez tout sur le BD-reportage : sa définition, ses engagements dans le journalisme, mais aussi les techniques utilisées par les BD-reporters. Ici, rien à voir avec Tintin. Le BD-reportage, c’est du sérieux !

Fabrice Preyat – Le BD-reportage from EUJB on Vimeo.

Pitisci Juliette & Van der Linden Thomas