Le problème à 3 corps

Texte et illustration : Romain Hancisse

Photos : Ivan Velasco

Ils transpirent, encore. Ils augmentent le poids, encore. Ils lâchent, mais il reste une répétition, encore. Ils ont mal, en corps.

Chaque époque a réinventé son idéal corporel. De l'harmonie mathématique des statues grecques aux silhouettes plantureuses de la Renaissance, des corsets victoriens aux corps élancés des années 1920. Du bodypositivisme au fitspiration d'aujourd'hui ; les canons évoluent et les quêtes se multiplient.

Dans nos sociétés, l’apparence est devenue très importante. Le corps sain, gage de productivité, joue en ce sens. En 2020, la Fédération de Gym et de Fitness estimait qu'un belge sur dix pratiquait du fitness. Qui sont-ils ? Pourquoi s’entraînent-ils dans ces lieux clos ?

Erwan, Fabrice et Anne ne se connaissent pas, ils appartiennent à des mondes différents. Pourtant, tous les trois ont décidé de changer leur silhouette pour reprendre le contrôle d'eux-mêmes. À travers leurs portraits, nous avons cherché à comprendre les claquements des poids, les souffles de douleur, les photos dans le miroir et les litres de sueur qui cachent blessures, objectifs et destinées.

Erwan, la tête dans le corps — L’étudiant timide et solitaire s'entraîne sans relâche à la salle.

Dans un bar d'Ixelles prisé par les étudiants fêtards, le petit monde bruxellois s'agglutine devant la télé pour assister au dernier match de qualification de l'équipe nationale. Erwan, est arrivé à la mi-temps. Il vient de finir sa séance de musculation. Malgré tout ce monde, il se fait remarquer par son physique imposant. Tout sourire, il lui arrive de se laisser emporter par l'un ou l'autre ami pour une virée nocturne, mais ces sorties restent rares. Erwan est un solitaire plutôt timide.

« Qu'est-ce qu'on prend? », à 23 heures, son ami veut commander une énième tournée. Erwan, lui, se lève presque sans bruit et fait ses adieux malgré les protestations pour le faire rester. Il préfère partir, demain il doit travailler tôt pour les cours. C'est un homme discipliné et rivé sur ses objectifs.

C'est grâce à cette rigueur qu'il a pu changer physiquement, car cet étudiant de 22 ans n'a pas toujours eu cette carrure. En secondaire, il était souvent le plus petit, le plus frêle de sa classe, l'un de ceux qu'on oublie ou qu'on taquine. Alors à 19 ans, affecté par une rupture où son ex-copine avait renoué avec un copain adepte de musculation, Erwan a pris la décision de changer de peau. « Je me sentais déjà mal mais cette blessure a allumé la mèche ». Du garçon chétif, il est devenu celui que l'on remarque. Mais Erwan ne s’est pas fait en un jour.

Erwan retourne souvent vers ses anciennes photos.
Par jour, Erwan consacre presque 3 heures à la nourriture.

Au départ, il a poussé les choses loin. Erwan avait vu la lumière, celle du frigo. Il savait que seule, la musculation ne suffirait pas à son corps, il devait manger pour prendre de la masse. Pourtant, cette idée semble contre-intuitive lorsqu'on veut améliorer son esthétique.

« L'appétit vient en mangeant » écrivait Rabelais ; pour Erwan, il n'était même pas question de goûter mais de suivre une méthode pour se transformer. Car à la différence d'un Gargantua qui se repaît pour le plaisir, Erwan mangeait pour se sculpter. Durant près d'un an, tout ce qui était digérable disparaissait sous son regard. Un jour sur deux, le sportif commandait des fastfoods qu'il se forçait à engloutir. Le goût du gras, au rendez-vous du petit-déjeuner, du dîner, des collations et du souper, lui faisait passer les quantités.

Alors, les effets n'ont pas tardé à se faire sentir. S'il prenait en muscles grâce à ses nombreuses séances, d'autres conséquences s'accumulaient à cause de son régime de vie : nausées, maux de ventre, prise de graisse non désirée, vergetures. Ce qu'il appelait alors « transformation » ressemblait, rétrospectivement, au « dirty bulking » ; une prise de masse agressive, axée sur l'absorption de calories de mauvaise qualité. Erwan ne comprenait pas que cette situation mettait sa santé en péril. « Tant que ça me donnait mes protéines et de la masse ! »

Pour Erwan, se préparer pour le sport est un exutoire.
« Je me suis détruit plus mentalement que physiquement même »

Ignorant ses excès, il se rêvait plus fort, plus beau, cherchant à porter à bout de bras le regard des autres. Mais son corps a commencé à donner de moins en moins de résultats probants et son moral a lâché. « Quand tu manges mal, tu te sens mal. Je me suis détruit plus mentalement que physiquement même ».

À cette époque, Erwan consommait beaucoup de contenus virilistes sur les réseaux sociaux. Il se souvient, la voix pleine de regrets. « J'avais la haine et je suis devenu macho. » Les discours des influenceurs masculinistes comme Alex Hitchens ou Pygargue ont aggravé son mal-être : « les femmes adorent la domination », « c'est en souffrant que tu deviendras fier ». La manosphère, popularisée dans les médias vers 2010, présente la virilité agressive comme un moyen pour l’homme de s’émanciper et de s’améliorer. Erwan s’est enfermé dans cette chambre d’écho qui promeut la comparaison, le mépris des femmes et la quête d’un idéal corporel malsain.

Erwan comprend aujourd’hui qu’une progression lente mais sûre est plus saine.

Il y a un an, il a fini par changer sa manière de consommer, à la fois sur les réseaux sociaux et dans son alimentation. Erwan s’est désabonné des contenus masculinistes et privilégie désormais une prise de masse contrôlée : le « lean bulk ». Il vise à limiter le gain de graisse tout en favorisant le développement musculaire. Ces changements lui ont permis de ressentir à nouveau de bons résultats. Malgré ses progrès, Erwan culpabilise quand il rate un entraînement ou déroge à son régime alimentaire. Comme beaucoup de sportifs, il ressent de la dysmorphie musculaire : devant le miroir, il se voit plus maigre et moins musclé que ce qu'il n'est vraiment.

Autour d'un verre, il raconte parfois son histoire pour conseiller ses amis qui voudraient se lancer dans la musculation. Erwan est une personne généreuse. « Une bière pour tout le monde? ». D'ailleurs, il ne refuse jamais de payer sa tournée.

« Je me demande ce que les gens pensent de moi » - Erwan

Fabrice Marinelli, en corps meilleur — Le champion de Karaté raconte comment le CrossFit l’a aidé à se surpasser

Du gladiateur, aux Samouraïs, l'image du guerrier a pris mille formes. Aujourd'hui, certains sportifs tentent de s'en imprégner.

Neuf heures du matin. Un bolide noir mat entre dans le parking de la salle de CrossFit de Lodelinsart. Sur la plaque, on lit « DARKLAND », le nom du club et traduction de « pays noir », surnom de Charleroi. De la voiture descend Fabrice Marinelli : treize fois champion dans différents arts martiaux, dont deux sacres européens, gérant de cet espace où il se muscle et entraîne les autres depuis 2016.

Fabrice s’échauffe toujours avant de s’entrainer.

Sa carrière impressionne, mais pas autant que lui. À 45 ans, ce père de famille mesure 1,80 m et pèse 95 kg pour 10 % de masse grasse. Selon l'American College of Sports Medicine, la fourchette moyenne pour les hommes de son âge se situe entre 15 et 23,5 %. Il ne boit pas, ne fume pas, dit ne pas se doper et a banni la viande rouge pour éviter les crampes. Son corps est une machine dont le manuel est marqué sur la peau. Les tatouages racontent son histoire. Dans son dos, l'inscription « Fabrice », en japonais. Sur le pectoral gauche, un kanji qui renvoie au Kyokushinkai, le style de karaté qui l'a sacré champion. Avant le CrossFit, il y a eu les arts martiaux. Et avant eux, un garçon bagarreur, issu d'une famille italienne modeste, qui avait besoin de trouver sa voie.

À 16 ans, déjà 1er du Hainaut de Taekwondo, il accepte d’essayer le Kyoku. « Au départ, je pensais que ça allait être tranquille mais un ami m'a dit que c'était du full-contact, jusqu'au KO. » Au premier combat, il est « détruit » par ses nouveaux partenaires. Humilié, il ravale sa fierté et multiplie les heures au dojo avec son maître. On pouvait le voir, dehors, monter et descendre les terrils de charbon pour s'entraîner, transformant l'échec en carburant. Rapidement, les victoires défilent. Son métier de sidérurgiste puis dans la sécurité ne l'empêchent pas de s'entraîner avec discipline. À défaut d'argent, il reçoit de plus en plus de récompenses et de reconnaissance. Mais le carolo, lui, affirme qu'il cherche avant tout l'amélioration de son corps et de ses capacités. « Ça fait une vie que je m'entraîne, les trophées, j'en ai jetés ».

Les derniers trophées de Fabrice prennent la poussière.

Mais il y a ces autres marques, moins visibles : les KO qui laissent des traces plus profondes que les blessures. Lors d'un championnat international, il s'incline en finale, battu aux poings. Sur le tatamis, ses oreilles bourdonnent, la foule acclame l'autre et la prise de conscience est difficile à avaler. Fabrice se remémore ce moment charnière. « Je n'étais pas encore la meilleure version de moi-même ». Pour lui, le corps est une ressource capable de produire de la valeur. Cette pensée néolibérale cherche la performance la plus efficace pour en tirer un profit dans la vie en société. Le psychologue Guillaume Vallet parle de cette accumulation de leur capital dans son essai La fabrique du muscle. « La douleur musculaire est la quittance d’un travail bien fait. » Fabrice s’est mis en quête de trouver un sport qui lui ferait passer ce cap.

« J'aime le goût du sang dans la bouche après les séances »

Ce combat a eu lieu il y a quatorze ans. Cette soif de dépassement l’a poussé vers le CrossFit, une discipline née dans les années 1970, inspirée par des techniques de l'armée américaine. Fabrice raconte cette pratique qui mêle haltérophilie, gymnastique et endurance. « C'est ingrat et épuisant, c'est comme combiner trois arts martiaux ». C’est cette douleur qu’il cherchait. « j'aime le goût du sang dans la bouche après les séances ».

En 2016, en ouvrant Darkland, il voulait transmettre ce qu'on lui avait appris dans les arts martiaux ; ce respect simple et exigeant, et la conviction que le corps est une machine qu'il faut entretenir. « Osu », le salut des karatékas, n'a pas disparu, il a changé de lieu. Dans sa salle, l'atmosphère est à la fois sobre et surchargée. Si Fabrice promeut le sport pour tous, c'est une image on ne peut plus viriliste qu'il met à l'honneur. De la gigantesque fresque jusqu'à la porte des toilettes, il n'y en a que pour Captain America. Sur un mur, le drapeau des USA trône entre ceux de la Belgique et de l'Italie. Des plaques de concours de CrossFit complètent le tableau.

« L'image du superhéros renvoi à la symbolique de la force, du sur-homme, du sur-humain. » - Jean-Michel De Waele, sociologue du sport.

À 10 heures, les machines sont déjà éreintées, un groupe vient de terminer sa séance. Le gérant les salue, il connaît tout le monde. Son fils Mattèo est là aussi, il balance des coups dans le vent pour s'échauffer. La salle est vide, les deux hommes se préparent. D'un coup, le silence se brise, la musique remplit l'espace. Père et fils enlèvent leur haut et se mettent à nu. Pour Fabrice, ce n'est pas une question d'image, mais de liberté. « Puis j'aime garder mon t-shirt au sec ». De loin, on pourrait les confondre en frères.

Sur le banc, les répétitions s'enchaînent. Le samouraï tatoué sur le torse de Fabrice s'anime avec chaque mouvement ; le nom tracé sur son dos rougit ; les veines dessinent de nouvelles inscriptions sur son corps. Le quarantenaire souffre. Il sait qu'il n’est plus un garçon de vingt ans mais ça ne le trouble pas. « Faut être dans la continuité. S'entraîner et rester en forme tant qu'on peut. »

Fabrice poste des vidéos de ses entrainements sur les réseaux sociaux.

Ce genre de mantra déborde sur les réseaux sociaux où il poste ses séances pour près de 90 000 abonnés sur Instagram. S'il a commencé à se montrer au virtuel, c'est pour aider et conseiller, comme il le fait pour les adeptes de la salle. Empli de fierté, il raconte l'histoire de cet homme de 120 kilos venu le voir, désespéré. « Quand on a fini sa transformation, son fils lui a dit: t'es plus balèze que Spider-Man ». Pour Fabrice, un beau corps ne dépend pas d'une balance ni d'un diététicien, il a son miroir et le regard de ses proches. « Tu resteras l'image que les gens ont de toi ».

À la fin de sa séance, le champion revêt son t-shirt et recouvre cette image et les marques qu’il s'est inscrit sur la peau. Alors il ne reste qu'une quatrième de couverture ; l’histoire d’un petit garçon belliqueux qui grimpait sur les terrils à 6 heures du matin pour trouver son chemin.

Anne Pirson, comment bien être — Entre le bodyfitness et l’enseignement, cette professeure déconstruit les clichés

Le 6 décembre 2006, sous les feux des projecteurs de l'espace événementiel de Cuxhaven en Allemagne, Anne Pirson est devenue une Miss Univers. La soirée n'était ni télévisée ni présentée par Jean-Pierre Foucault. Et si elle a convaincu le jury ce soir-là, ce n'était pas avec un message de paix mais grâce à son développement musculaire. Il y a près de vingt ans, Anne remportait le trophée international de bodyfitness dans la catégorie « plus de 35 ans » ; une discipline où se mêlent poses et chorégraphies.

Anne collectionne les archives de son ancienne carrière sportive.

Les femmes et la musculation, ça existe. Dès qu'il faut le promouvoir, c'est une autre histoire. La fédération de fitness et de bodybuilding, née en 1946, n'a ouvert ses portes à une première compétition féminine qu'en 1978. Aujourd'hui, malgré l'évidente inégalité de traitement médiatique et social entre sport féminin et masculin, des progrès se dessinent. La sculpture du corps féminin a pu se développer grâce à la reconnaissance, dans les années 1960-1970, de la deuxième vague féministe qui a contesté l'idée d'un corps féminin forcément fragile. Ces batailles ont poussé les institutions à renforcer le financement de leur sport.

Toutefois, ne pouvant éradiquer toutes les traditions hégémoniques masculines, une barrière stéréotypée demeure dans les compétitions. Ainsi, les sportives arborent maquillage, bijoux et talons pour marquer leur part de féminité derrière ces muscles jugés « trop masculins ». Les compétitrices courbent l’échine mais incarnent surtout une résistance face aux normes. En intégrant ce monde, elles ont écorché le plafond de verre qui les contraignent à négocier la silhouette bodybuildée perçue négativement. Comme beaucoup d’autres femmes, Anne s'agace de ces règles toujours en vigueur. « Je suis contre, mais pour gagner il faut montrer la poupée Barbie refaite ». Son accent namurois rend ses phrases familières et donne l'impression que rien n'est grave. Depuis toujours, Anne a dû outrepasser les clichés. D'abord « garçon manqué », puis « professeure mégot » et par conséquent, celui de la femme musclée.

Professeure d'éducation physique en secondaire, elle donne des cours de musculation, de gymnastique et de natation. Contraire aux idées reçues, elle n'hésite pas à faire sa séance avec ses élèves ; l'occasion de les battre au gainage et de leur montrer les bons mouvements. « Ça peut leur donner envie de s'entraîner ! » Si quelqu'un veut la trouver pendant son temps libre, c'est dans la salle de musculation de l'école qu'il faut chercher. Il y a huit ans, des fonds ont été utilisés pour construire des installations flambant neuves, alors elle en profite. Même si elle a arrêté la compétition il y a dix ans, Anne pense à son bien-être « J'ai besoin de m'entraîner quatre-cinq fois par semaine. ».

Anne est la coqueluche de ses élèves.

Anne a grandi à Namur. Ses parents l'ont toujours poussée à faire du sport. Le père ne savait pourtant ni nager ni faire de vélo. La mère, diplômée d'éducation physique, n'a enseigné qu'un an avant de rester auprès de ses trois enfants. Anne est la cadette, avec sa sœur, elles faisaient de la natation puis ont suivi leur frère au judo. Très vite, les compétitions se sont imposées, et Anne a dû se consacrer à un seul sport. « J'ai pris le judo. Parfois, je me demande ce qu'aurait été mon parcours si j'avais pris l'autre voie. » À l'université, elle marche dans les pas de sa mère. En deuxième année, elle se forme à l'enseignement adapté aux personnes en situation de handicap. « C'est là qu'est née ma volonté d'instaurer le sport pour tout le monde et ma sensibilité au bien-être ». À 21 ans, une blessure la force à trouver un nouveau sport que le judo. Elle découvre la musculation, cette activité où l'on contrôle chaque geste.

Elle n'a pas oublié la salle où elle s'est inscrite après être devenue professeure. « Le matériel rouillait, on soulevait la fonte à la Rocky ». Un jour, une amie lui a lancé : « tu devrais concourir avec le dos que tu as. » Ça a commencé aussi simplement. Elle raconte s'être plongée dans cet univers très masculin mais déjà familier. « J'aime être entourée d'hommes, je les trouve plus francs ». Pour Anne, le bodyfitness n'était qu'un loisir comme d'autres font du théâtre ou de la couture ; elle voulait surtout transmettre sa passion et retrouver l'adrénaline des épreuves. Les concours se sont ensuite enchaînés jusqu'à son sacre en 2006. La namuroise, sans pression, porte un regard satisfait sur sa carrière. « J'ai l'avantage de ne pas avoir opté pour une catégorie purement BODY où il est clair que je n'étais qu'une crevette. Je montrais un corps avec des proportions harmonieuses sans l'artifice de la bomba caricaturale : blonde aux gros seins, avec un mini poids dans la caboche. Cliché très répandu. »

« Un esprit sain dans un corps sain. »

Pourtant, Anne sait que même dans sa catégorie, les athlètes finissent par être alignées comme des pièces, un numéro accroché au bikini. Elles attendent qu'un jury tranche sur la plus belle matière. « Ça fait très boucherie ». Même si elle l'a accepté, Anne n'entre pas dans ces cases. Dans ce monde porté par l'apparence, elle restait « la théoricienne » du groupe. Cette ancienne championne s'est toujours sculptée avec une maxime en tête : « Un esprit sain dans un corps sain. » L’école lui a d’ailleurs permis de conserver cet intérêt pour la pédagogie. Les élèves cherchent une personne de confiance qui pourrait répondre à toutes leurs questions. Pour les aider, Anne met à disposition une boîte avec des fiches d’éducation à la citoyenneté. Elles expliquent comment voter, la montée de l’extrême droite, ou encore la lutte contre le racisme.

Anne créait elle-même ses chorégraphies et ses pauses.

Anne muscle les corps, mais aussi les esprits. Comme toutes les Miss Univers, elle porte un message. À la salle de musculation de l'école, elle échange avec les élèves, partage ses méthodes, corrige et encourage. Moins un trophée qu'un engagement quotidien, Anne est couronnée par les progrès et la confiance de ceux qu'elle croise. Pour cette enseignante, ça vaut tous les titres du monde.