Le marché gratuit : un marché étonnant qui a séduit Sophie

Crédit photo : Antonio Ponte
27-10-2016   Magazine
Marché gratuit, deux mots qui semblent naturellement s’opposer et qui pourtant s’associent le temps d’un dimanche par mois. Le concept est simple : « Prends ce qui te fait plaisir, apporte ce dont tu n’as plus besoin ».

Dans ce monde de surconsommation, de nombreuses initiatives écoresponsables voient le jour.
Ici, pas question de parler de troc et encore moins d’argent. Sophie a découvert le concept il y a quelques temps déjà et a convaincu Sandra et Murielle de la rejoindre dans cette aventure.

Crédit photo : Sophie Grignet

Tout a commencé par le bouche à oreille et c’est à quelques pas de chez elle que Sophie se rend pour la première fois au marché gratuit. Prônant la possibilité d’une seconde vie, elle est avant tout une adepte du concept. Elle s’intègre dans l’organisation avec l’ambition d’attirer plus de monde au marché gratuit : « Au départ, je trouvais que c’était trop petit ». 

Une communication ciblée

Quand on pense communication, on a tendance a naturellement se tourner vers les réseaux sociaux. Il y a eu beaucoup de communication sur Facebook et la première édition 2016 a été un réel succès. Mais ce n’est pas le seul canal : « on a une liste mail, des affiches, … mais comme c’est un marché gratuit, il n’y a pas d’argent qui rentre donc nous on le fait mais il ne faut pas que ça nous coûte. » 

Un marché qui demande une certaine organisation

A 14h30, les personnes viennent sur place déposer leurs affaires. Certains restent pour le côté convivial : « Il y a des dames plus âgées qui s’installent, ça leur permet de faire quelque chose de leurs dimanches. Ce n’est pas uniquement un lien matériel, c’est aussi un lien social. » Sophie, accompagnée de Sandra et de Murielle, veille au bon déroulement du marché et à la propreté du lieu : « c’est rare mais on a déjà eu des personnes qui nous amenaient du linge mouillé ou sale … »  A 17h30, les habits qui restent sont amenés à l’ASBL convivial pour les réfugiés et les livres déposés dans les boites à livres. Rien n’est laissé à l’abandon, tout est réutilisable.

La gratuité, une utopie qui se réalise ?

Sophie me raconte que cet esprit de gratuité n’est pas toujours facile à comprendre dans notre monde au modèle capitaliste. Certains insistent pour payer : « J’ai le souvenir d’un monsieur qui avait insisté pour payer 1€ symbolique, alors on l’a mis sur l’étalage à côté des autres objets. »  Et puis il y a ceux qui sont émerveillés par cette initiative : « Le nombre de gens qui viennent nous féliciter, ça c’est dingue ! » 

Et le marché de demain ?

La consommation responsable est en marche. Le marché gratuit existe depuis quelques années déjà et ne cesse de séduire. Tout reste cependant, à inventer.

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