François Pirot, entre écriture romancée et réalité capturée

Polyvalent : c’est sans doute le mot qui définit au mieux François Pirot. C’est qu’à 37 ans le réalisateur/acteur/scénariste – l’air adolescent et décontracté – a déjà plus d’une corde à son arc cinématographique.

S’il a longtemps collaboré avec le réalisateur belge Joachim Lafosse en tant que plume (il a co-scénarisé ses films Nue Propriété et Elève Libre), François Pirot s’est également lui-même essayé à la réalisation, l’un de ses premiers amours.

Un travail différent, d’action et d’équipe, loin de la solitude ou de l’ombre que l’écriture implique souvent. Une manière pour lui de mettre en avant des projets plus personnels, quand la scénarisation implique parfois l’exigence de l’autre – bien qu’il semble apprécier tout autant l’exercice.

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François Pirot à l’exercice du montage de son documentaire.

Entre courts métrages et road movie de copains (Mobile Home, son premier « long »), c’est toutefois dans le documentaire que ce touche-à-tout s’accomplit désormais. En s’immisçant dans la vie quotidienne d’un centre de demandeurs d’asile dans les Ardennes belges, le réalisateur a dû faire face à la contrainte (ou le bénéfice, c’est selon), de l’engagement dans son travail : un angle de vue après lequel il a un temps couru, avant de s’en distancier.

Car s’il n’est pas journaliste, Pirot n’en reste pas moins un investigateur, soucieux d’offrir avant tout l’image et le mot juste au prisme de son travail.

Et si les mots ne manquent pas pour qualifier François Pirot, lui, pourtant, à encore du mal à se définir. Rencontre avec un artiste tout terrain.

François Pirot, entre écriture romancée et réalité capturée from EUJB on Vimeo.

Maia Neira et Charlotte Versele

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