Discrimination : un combat expliqué en une semaine

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Discrimination : un combat expliqué en une semaine

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Discrimination : un combat expliqué en une semaine

23-03-2017   Long format
Les plans antidiscriminatoires de l'Etat: un pas en avant?
Hungry Minds

Face à des discriminations toujours présentes dans le pays, diverses initiatives ont été mises en place par le gouvernement  depuis ces deux dernières années.

 

Bruxelles : PLAN D’ACTION CONTRE LA DISCRIMINATION A L’EMBAUCHE

Didier Gosuin, Ministre bruxellois de l’Emploi, a soumis en novembre 2016 un avant-projet d’ordonnance pour la lutte contre la discrimination à l’embauche. Dans son dossier de presse, dix mesures sont proposées pour promouvoir et instaurer la diversité dans l’ensemble des entreprises bruxelloises. C’est une stratégie à mettre en place pour 2025. Actiris, l’Office Régional Bruxellois de l’Emploi, fait partie des administrations qui mettent en application les mesures de Didier Gosuin. Jan Gatz, porte-parole d’Actiris, annonce que le service régional n’est pas compétent à 100 % pour l’ensemble de ce plan d’action.  » On est toujours en train de voir où on peut collaborer et effectuer les dix mesures. »

L’une des mesures est l’accélération et la simplification de la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger. Jan Gatz souligne que cela relève des compétences de la Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (Ciré). « Je sais qu’Actiris organise la première séance d’information, où on accueillera des personnes ayant obtenu des diplômes à l’étranger, et où on expliquera les grandes démarches, » détaille-t-il. « Nous sommes en quelque sorte la porte d’entrée, en partenariat avec la Ciré. »

Une autre mesure est le renforcement de l’action du Guichet anti-discrimination d’Actiris. Avec ce dispositif existant depuis 13 ans, si un chercheur d’emploi a rencontré de la discrimination à l’embauche, il peut porter plainte vers le service nécessaire. « On a 70 dossiers par an, et environ dix d’entre eux sont transférés à Unia, » précise Jan Gatz. »Ces plaintes ont été jugé assez sérieuses, donc elles méritaient encore plus d’investigations. Unia pourrait même transférer ces dossiers au Parquet fédéral. »

En réponse à cette initiative, selon un communiqué de presse d’Actiris le 9 décembre 2016, 14 entreprises bruxelloises ont été récompensées par le ministre régional de l’Emploi, pour avoir adopté le plan diversité avec le soutien d’Actiris. Parmi les organisations, il y a Atelier Groot Eiland, Bati Group, BNP Invest Partners, CEJI, Citeco, Cofinimmo, Daoust, EAT, Femma, Hema, Job Yourself, L’Ouvroir, Novela et Tempo Team.

Par exemple, pour Citeco, entreprise de Travail Adapté pour les handicapés, cette récompense est, selon ce qui est dit sur son site,  » l’occasion de réaffirmer nos valeurs d’ouverture à la différence. Implantée au cœur de la ville, Nous assumons pleinement la diversité culturelle, sociale et économique de Bruxelles. » La question est de savoir si ce Plan d’action régional représente un réel pas en avant pour la lutte contre la discrimination dans le travail.

 

Bonne initiative, moins de fermeté

Pour Unia, Centre interfédéral pour l’égalité des chances, Le programme Didier Gosuin va dans le bon sens : « Il y a clairement un glissement de la logique « incitative » vers une logique plus contraignante et c’est un pas en avant important, » a commenté l’organisation sur son site le 8 décembre dernier.

Pourtant, Unia considère qu’il faut aller plus loin que la promotion d’un plan diversité : « Ils doivent intégrer aussi des mesures de prévention et de lutte contre les discriminations au sein de l’entreprise, ainsi que des actions visant à renforcer la diversité des travailleurs, assortis d’objectifs mesurables.  »

Le mouvement La Nouvelle Voie Anticoloniale soutien le dernier propos d’Unia, ainsi que celui de renforcer les conditions d’accès aux aides régionales reçues par les entreprises/secteur, ainsi que des mesures plus contraignantes et progressives.

 

Conséquence : les patrons claquent la porte

Trois mois plus tard, l’application du plan d’action est bloquée par un débat au sein du Parlement Bruxellois. Il s’agit de la mesure concernant la mise en œuvre de dispositifs de contrôle permettant de sanctionner les entreprises discriminantes. Unia avait félicité l’ouverture du gouvernement par rapport à ce sujet.

« A nos yeux, le test de situation et les CV anonymes font partie de ces nouveaux outils à mettre en place, dans un cadre légal précis, » souligne le centre interfédéral. « En même temps, les moyens de l’inspection régionale de l’emploi doivent être renforcés. Une surveillance accrue des autorités stimulera automatiquement l’autorégulation dans les entreprises et les secteurs. »

Selon les informations de Jan Gatz, Porte-Parole d’Actiris, cette mesure relève de la compétence du SPRB, le Service Public Régional de Bruxelles, en matière par exemple de contrôle du travail au noir. « Ils sont toujours en train de voir comment exactement organiser ces contrôles pour chaque cas, selon les plaintes« , nous informe-t-il.

Le jeudi 9 mars se déroulait la commission des affaires économiques et de l’Emploi au Parlement de la région Bruxelles-Capitale.  Nadia El Yousfi, députée bruxelloise au PS, a fait remarquer qu’en février, les organisations patronales bruxelloises auraient claqué la porte des discussions portant sur la lutte contre les discriminations en matière d’emploi.  « Les deux mesures que les entreprises refusent catégoriquement » poursuit-elle, « sont la mise en place, par les autorités régionales, de tests de situation, et les appels mystères, qui visent à s’assurer que les employeurs n’acceptent pas de demandes discriminatoires de la part de leurs clients.« 

Didier Gosuin considère cette position dommageable : « J’appelle donc le monde patronal à s’accorder sur la question des tests de discrimination, avec une approche globale et cohérente, » répond-t-il. « En effet, ces principes de non-discrimination et d’égalité des chances, ainsi que le contrôle de leur respect, doivent s’appliquer à tous les employeurs, qu’ils soient privés ou publics. » Il s’agit donc d’un combat que le ministre de l’Emploi doit encore mener afin que son plan soit mis en place pour 2025.

 

WALLONIE-BRUXELLES : LE RACISME VOUS VALEZ MIEUX QUE CA ! 

Autre initiative gouvernementale, mais cette fois-ci au niveau de la Féderation Wallonie-Bruxelles. Isabelle Simonis, ministre communautaire de l’Egalité des chances, a lancé la campagne Le racisme vous valez mieux que ça !. Un projet lancé en février 2017, en collaboration avec la RTBF et la Plate-forme de lutte contre le racisme.

La campagne a pour but de « sensibiliser la population aux dangers des raccourcis racistes qui supposent que l’identité d’une personne se résume par exemple, à son origine, sa religion, ou sa couleur de peau, et divisent ainsi la société en clans opposés et hiérarchisés. » Elle demande aux habitants « de rester vigilant face aux peurs excessives de la différence qui peuvent amener au racisme. »

 

Les différents médias de la RTBF présentent plusieurs spots publicitaires avec la vie de plusieurs profils sujets à discrimination. Sur le site de la campagne, les organisateurs veulent prouver que « Sarah, IshamFatou et Lazlo, sont des personnes aux multiples facettes, égales à toutes les autres personnes. Des êtres humains… »

Véronique Oruba, co-présidente de la Plate-forme de la lutte contre le racisme, explique que ces personnages présentés dans les publicités sont des reflets de la réalité de ces communautés discriminées : « Par exemple on a fait un profil de roms. On sait que les roms sont les plus discriminés aujourd’hui, puisqu’il sont dans la rue et ils sont en plus pourchassés, pas seulement en Belgique, mais aussi dans le monde entier. Ils ont une réalité de vie très difficile et ils ne sont vraiment pas reconnus. »

 

Une chaîne humaine au Cinquantenaire 

Croquis de la chaîne humaine

Plusieurs activités sont organisées durant l’année pour sensibiliser les habitants de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le mardi 21 mars 2017, un rassemblement a été organisé en partenariat avec la Ciré au parc du Cinquantenaire. « Le Happening contre le racisme » a réuni des élèves bruxellois (et même parisiens), des associations, des citoyens et des passants curieux. Environ 200 personnes  ont donc formé une chaîne humaine avec le message « On vaut mieux que ça ! »

Pour obtenir ce résultat, les membres de la campagne ont tenté d’inviter les écoles secondaires bruxelloises. Certaines ont répondu présentes à 16h30. Pour le reste, il était difficile de rassembler des élèves en fin journée, qui ont envie de rentrer chez eux. Les écoliers participants sont en majorité d’origine étrangère et de religions différentes.

 

Sur le sol en béton, étaient placées des rangées de barrières qui présentaient chaque lettre et ponctuation de la phrase « LE RACISME, ON VEUT MIEUX QUE CA ! ». Vu le manque de personnes pour tous les caractères, il a fallu laisser tomber « LE RACISME, ».

 

Des pancartes blanches vide ont été distribuées à chaque participant. À l’ordre de l’instructeur, chaque rangée se suivait l’un après l’autre pour se diriger vers leur lettre respective inscrite à la craie. Après le signal, les jeunes et adultes soulevaient leur pancarte  en l’air pendant plus de deux minutes afin de laisser les photographes prendre les clichés à partir du toit du Cinquantenaire.

Thérèse Legros, conseillère du cabinet d’Isabelle Simonis, était présente pour superviser l’organisation de ce rassemblement et rédiger le compte-rendu de l’événement pour l’agence Belga . Elle explique la raison de cette manifestation : « C’est l’une des actions pour symboliser ce 21 mars qui est la journée de la lutte contre le racisme. C’est une activité parmi tant d’autres pour sensibiliser le grand public par rapport à ces phénomènes (…) qui représentent un véritable fléau pour le vivre-ensemble et la société en général. »

Une campagne qui cache le fond du problème  

L’ASBL La Nouvelle Voie Anticoloniale marque son opposition à l’initiative : « Le racisme, vous valez mieux que ça est une bonne initiative mais qui se renferme sur le racisme envers un individu, » souligne Marlène Izere, membre du mouvement. « Donc il ne pointe pas vers les vrais problèmes, comme la discrimination à l’embauche, au logement et à l’école et l’université. » (voir le contenu audio intégral ci-dessous)

Face à ses différents défis sur contre la discrimination, Jan Gatz, porte-parole d’Actiris, prévient qu’il est encore trop tôt pour évaluer l’efficacité de ces campagnes. Par contre plusieurs citoyens semblent d’avis que la politique ne fait des promesses que par électoralisme, par peur d’affronter les véritables problèmes.

Quand mon nom me ferme des portes
La levée des feuilles blanches : le racisme je vaux mieux que ça

Ils ont cherché un emploi, un logement pour subvenir à leur besoin, aux besoins de leurs familles ou simplement pour s’épanouir. Ils ont franchi les bancs de l’école et de l’université afin d’acquérir une bonne éducation, en adéquation avec leur projet professionnel. Mais ils ne se doutaient pas que leur nom, leur couleur de peau et les traits de leur visage seraient un frein à leur bonheur.

Kaïna, Lylia et Marlène* font partie des 60 % des individus** estimant avoir été victime de discrimination au moins une fois dans leur vie. La discrimination ne s’arrête pas seulement à l’emploi. Elle s’étend plus loin : dans l’enseignement, dans un groupe d’amis ou même au sein d’un quartier populaire. On leur répète qu’ils sont paranoïaques, qu’il n’y a aucune preuve de discrimination et que leur triste expérience ne relève que du hasard. Eux en sont persuadés : leur prénom, leur couleur de peau et leur distinction religieuse leur ferment des portes à tort.

Kaïna* est une jeune fille pleine d’ambition. Son sourire et sa politesse pourraient sûrement séduire tout recruteur. Assise à son bureau, le regard plongé dans son écran d’ordinateur, sa prestance est strictement professionnelle. Un an auparavant, Kaïna recherche un stage dans le cadre de sa deuxième année d’étude en droit. Cabinet d’avocat ou d’huissier, peu lui importe, le domaine juridique étant sa spécialité. Malgré ça, rien ne lui laissait penser à l’époque que son prénom serait un handicap dans sa quête du poste idéal.

« J’ai envoyé des centaines de CV et pourtant je ne trouvais pas du tout de stage », confie-t-elle. Elle avoue avoir  perdu espoir jusqu’au jour où on lui conseille un cabinet d’avocat dont les postes de stage étaient toujours vacants : « on m’avait conseillé un cabinet d’avocat, donc je me suis empressée d’appeler. Je me suis présentée en spécifiant que je recherchais un stage. La personne que j’ai eue au téléphone s’imaginait avoir au bout du fil une personne qui venait tout juste d’envoyer un CV par e-mail. C’est lorsque j’ai rectifié et que j’ai répété mon nom que j’ai senti une hostilité de sa part. Elle a commencé à être très agressive au téléphone et insinuait que mes compétences ne seraient pas bonnes. Uniquement après avoir répété mon nom à connotation maghrébine et musulmane. C’était surprenant parce qu’elle était toute sympathique au début, et il a fallu que je cite mon nom pour qu’elle devienne hostile, voire agressive envers moi. J’en ai déduit qu’il s’agissait d’une discrimination par rapport à mon nom, car pourquoi douter de mes compétences et monter sur ses grands chevaux uniquement lorsque j’évoque mon nom. Si je m’appelais Augustine, je ne pense pas que ça se serait passé ainsi. C’est assez traumatisant comme expérience quand on le vit pour la première fois. J’ai même pleuré lorsque j’ai raccroché le téléphone parce qu’on ne m’avait jamais parlé comme ça, encore moins à cause de mon nom, parce que mon nom ne plaît pas. »

Ce qu’elle regrette, ce n’est pas d’avoir perdu une belle occasion de stage, mais de ne pas s’être tourné vers une association qui combat toutes formes de discrimination. Kaïna est heureuse aujourd’hui, elle a su trouver un stage quelque temps après cet incident par l’intermédiaire de ses contacts. Elle n’est pas dupe, elle reste convaincue que sans cette aide, aucun bureau ne lui aurait ouvert ses portes.

La discrimination ne touche pas qu’une seule population, elle touche ceux qui ne correspondent pas « aux normes »

La discrimination ne touche pas uniquement le secteur de l’emploi. Certains en sont victimes plus jeunes. C’est le cas de Marlène, dont la couleur de peau et le nom dérangeaient à l’école secondaire. Marlène est une jeune femme qui fait partie de l’ASBL “La Nouvelle Voie anticoloniale” en lutte contre le racisme en Belgique. Elle aussi a des souvenirs douloureux, car plus jeune, elle fut victime de discrimination. Les faits remontent à l’école secondaire, l’endroit qui « devrait prôner l’égalité des chances et non diviser les élèves. »

Sa colère, elle la dirige vers un professeur de néerlandais. Pour elle, aucun doute face à ses actes : le professeur avait un problème avec sa couleur de peau.

« C’est évident qu’il existe de la discrimination dans l’enseignement, tout le monde le sait, que ce soit en primaire ou à l’université. Moi j’ai été victime de discrimination à l’école ainsi que certains des membres de ce collectif. Je l’ai ressenti en Sixième secondaire, avec mon professeur de néerlandais, du début jusqu’à la fin de l’année. J’étais son punching-ball, il n’harcelait que moi, alors que mon comportement était irréprochable. A la fin de l’année, il m’a mis en échec, il m’a mis 49 % et donc ils m’ont fait rater mon année. J’ai fait un recours interne à l’école qui n’a pas aboutit. J’ai eu un recours externe auprès de la communauté française qui a été reçu. De là j’ai dû m’inscrire en Haute Ecole en octobre ».

Cette victoire lui laisse un goût amer. Cet échec l’empêcha de s’inscrire à l’université de son choix, les inscriptions étant malheureusement déjà clôturées : « Je l’ai vraiment pris pour une discrimination. Je n’étais pas un cas isolé dans cette école, il y avait déjà eu d’autres histoires de ce genre. Je sais que si je n’étais pas noire, tout ceci ne se serait pas passé. »

Je suis définie par mon voile, je ne suis plus une personne

“C’était vraiment injuste” commença Lylia*.  Cette jeune adolescente de Molenbeek aux yeux clairs n’a qu’une particularité qui la distingue des autres jeunes filles de son âge : son voile. Elle aussi fut la cible d’une discrimination dans le domaine de l’enseignement. Elle ne pensait pas que si jeune, elle aurait à subir cela. Dans l’école secondaire qu’elle fréquente, le voile ne choque aucun élève. Bien plus encore, le couvre-chef comme le voile ne sont pas interdits dans l’enceinte de l’établissement. 

“Je venais juste d’arriver dans cette école et on m’a dit que le voile était autorisé. Je suis dans une école secondaire où il y a une majorité d’arabe et de musulman. Il y a des filles voilées comme moi et des filles qui ne se voilent pas. Et le voile ne choque vraiment personne, tout le monde est habitué.” Son regard se noircit lorsqu’elle évoque un épisode qu’elle n’oubliera jamais.

“Il n’y avait aucun souci avec moi dans cet établissement, jusqu’à ce que je rentre dans une classe et que l’on me demande de mettre mon voile en arrière. Le professeur a trouvé la raison qu’il fallait que mon cou soit visible. Je ne vois pas ce que ça change que l’on puisse voir mon cou ou pas. Par la suite, trois professeurs se sont ligués contre moi à cause de ce voile.” 

Lylia était consciente de son droit, elle savait que le règlement était de son côté et que le voile était autorisé. Voilà pourquoi elle refuse de l’enlever.

« Les choses se sont envenimées. Le professeur nous a mis en file indienne et nous a bloqué l’accès à la salle de cours tant que nous n’avions pas enlevé notre voile. 

C’était une humiliation. On a pourtant martelé que le voile est autorisé dans l’école, mais c’est la loi du plus fort, ils nous ont répondu que c’est leur salle de cours et donc que ce sont leurs lois qui doivent être respectées. Ils nous répétait qu’à cause de ce voile, on ne trouvera jamais de travail.

Sa voix devient plus douce et plus triste lorsqu’elle déclara avoir voulu faire “de la résistance”. Malheureusement, sans le soutien des autres filles voilées, cela était un échec.

« Maintenant je suis obligé de le mettre en arrière. Parfois j’oublie de l’enlever parce que ce n’est pas un automatisme. Mais si j’ai le malheur d’oublier, j’ai droit à la colère de certains professeurs qui me disent que j’ai l’air d’aller faire la prière » 

Souvent, la parole des victimes est remise en question, affirme Nimat, juriste au MRAX. C’est un peu leur parole contre celle des recruteurs ou des professeurs. Voilà pourquoi nous existons. Ils peuvent venir vers nous et nous les aidons à combattre cette discrimination dont ils sont victimes.

Kaïna, Lylia et Marlène sont des cas parmi tant d’autres. Se confier et témoigner n’a pas été chose facile pour elles. Est-ce parce qu’elles n’ont pas osé se positionner en tant que victime ? Ou est-ce parce qu’elles n’ont trouvé personne pour croire leur histoire, pour croire qu’en 2017 la discrimination existe toujours ?

*Les noms ont été modifié pour préserver l’anonymat des victimes
**Rapport du Défenseur Des Droits (2016), Le Figaro.fr
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