Qualité de l’air : Bruxelles, mauvaise élève

23-11-2017   Magazine

Ce lundi, une centaine de médecins ont lancé un cri d’alarme. Leur constat est sans appel : la population respire un « air dangereux » qui nuit à leur santé. Ces professionnels de la santé se sont unis pour interpeller les politiques bruxellois dans une lettre dénonciatrice.   

Nous respirons près de 12 000 litres d’air chaque jour, sans même en avoir conscience. Particulièrement en ville, la pollution de l’air fait partie intégrante de nos vies. On retrouve notamment différentes espèces polluantes comme les dioxydes d’azotes, les particules fines et l’Ozone, les plus présentes.

Répartition sectorielle des émissions de particules fines à Bruxelles en 2012
Infogram

 

Des polluants minuscules, mais qui entrainent une augmentation de maladies cardiovasculaires, une augmentation des cancers, de leucémies chez l’enfant et des problèmes au niveau neurocognitif. Un « tueur invisible » à l’origine de 632 décès prématurés par an à Bruxelles.

Face à cette « crise de santé silencieuse et inacceptable », de nombreux collectifs citoyens se mobilisent. Comme nous explique un membre de Bruxelles Air Propre « informer les citoyens, c’est leur donner les moyens de solliciter les politiques pour une meilleure qualité de l’air ».

Les hommes politiques sont conscients du problème, comme le démontre la mise en place d’une zone de basse émission par la région bruxelloise.

Mais la mesure n’est pas suffisante. Les médecins appellent à l’application des « normes de l’OMS et le respect des taux de concentration moyenne de particules fines. »

 

 

Ecole Universitaire de Journalisme de Bruxelles - ULB © 2020