L’entraide, cela ne manque pas de SEL !

24-11-2016   Magazine
C’est à Haren, dans la région bruxelloise, que Virginie Braconnier me reçoit. Elle est coordinatrice de la communication interne et de la dynamisation des échanges du SELEvere. Du quoi ? Du Système d’Echanges Locaux d’Evere.

Mais qu’est-ce qu’un SEL ?

Un Système d’Echange Local a pour but ultime de créer un réseau social et une certaine solidarité au sein d’une commune. En effet, le côté local prend ici toute son importance. L’idée, c’est de réapprendre à connaître ses voisins. Comment ? En leur demandant de l’aide ou en leur rendant un service, mais surtout, sans payer. Les domaines sont variés, cela va de la cuisine, au jardinage en passant par le bricolage ou même la réparation d’un ordinateur. Cependant, ces services doivent être ponctuels et ne peuvent être offert par des professionnels dudit service.

A Evere, le SEL existe depuis 2010. Il se veut un outil de convivialité et de solidarité où la fraternité est le cœur de l’association. Pour en être membre, il faut habiter Evere ou ses environs et payer 3 euros par an. Evidemment, il faut être prêt à rendre des services. Le SELEvere est une association de fait, dépourvue de personnalité juridique et gérée par ses membres.

Rencontre avec une des coordinatrices du SELEvere

Virginie Braconnier, elle,  s’est inscrite au SELEvere en 2012 d’abord comme simple membre. Elle a donc commencé par demander des services aux autres membres d’Evere et de sa région. Elle en a rendu également. Et puis un jour, l’ex-coordinateur du Système d’Echange Local d’Evere lui propose son poste. Elle l’accepte mais décide de répartir le travail avec quatre autres coordinateurs. Sa mission, aujourd’hui, c’est de voir ce qu’elle peut faire pour qu’il y ait plus d’échanges de services au sein de son SEL. De plus, elle organise l’Assemblée Générale une fois par an ainsi que des réunions qui ont lieu tous les mois. Elle réunit également ses membres plusieurs fois sur l’année autour d’atelier couture ou cuisine par exemple. Le reste du temps, c’est depuis son salon qu’elle travaille et qu’elle gère les e-mails du SEL. Elle n’en vit pas, mais est très impliquée dans sa mission. On remarque chez Virginie Braconnier une véritable implication dans ce qu’elle fait.

Les SELs, des associations trop méconnues

Ces associations solidaires sont encore trop méconnues du grand public. Alors comment font-elles pour se faire connaître ? Virginie Braconnier nous apprend qu’elle et d’autres membres du SELEvere participent à des événements organisés par la commune d’Evere, pour informer les habitants qu’il existe ce genre d’association.

Avec la crise, les projets de ce type se sont multipliés. Et à l’heure où les gens se renferment de plus en plus sur eux-mêmes, des associations comme celle-ci permettent aux habitants d’une même commune de se redécouvrir grâce à l’entraide et l’échange, sans dépenser le moindre euro. Un gain économique, donc, mais surtout social.

 

Crédits photo : page Facebook SELIxelles

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